Chantier de février

Avec une météo un peu capricieuse, une dizaine de fouilleurs (étudiants et bénévoles) se sont attachés, pendant une semaine en février, à faire ressortir de terre les quelques structures trouvées sur le site. La bonne ambiance a aidé à faire oublier les températures hivernales.
Le sondage, situé sur une petite parcelle, n’a livré que quelques fosses et empierrements, ainsi qu’une série de trous de pieu, évoquant l’emplacement d’une clôture. Il complète les recherches précédemment effectuées sur ces parcelles (ZB 47-48), qui avaient livré les vestiges d’habitats et de fours de potier.

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Chantier de toussaint 2014

Entre le 25 et 29 octobre 2014 s’est déroulé une petite semaine de fouille sur le sondage rue du Temple. Avec cinq fouilleurs motivés, le chantier s’est déroulé les pieds dans l’eau, mais dans la bonne humeur. La fouille a révélé plusieurs fosses qui doivent permettre de comprendre l’organisation de cette partie Cette session a permis de terminer ce sondage commencé en avril.

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chantier de printemps 2014

Le chantier annuel de printemps s’est déroulé du 12 au 19 avril avec une dizaine de personnes. Deux sondages se sont déroulés en parallèle :

  • Un sondage rue Saint-Gond, sous la direction de Cyrille Chenaie. Il a livré une série de fosses sans doute liées au fossé bordant la voie romaine (actuelle D209). Cette parcelle est voisine du sondage achevé en décembre 2013. La post-fouille débutant, il faut encore attendre pour en dire plus, en particulier sur la datation de l’occupation antique.
  • Un sondage rue du Temple sous la direction de Francis Parthuisot et Fabien Pilon. Parmi les structures dégagées se trouvent des tronçons de solins gallo-romains, une très grande fosse de même époque mare ?), les murs d’un bâtiment figurant sur le plan terrier du XVIIIe siècle. Un puits comblé au Bas-Empire a également été intégralement fouillé durant trois week-ends au mois de mai malgré une météo plutôt capricieuse par un petit groupe d’irréductibles (François Binet, Francis et Anne Parthuisot, Fabien et Darius Pilon, Cyrille Chenaie et Ludovic Papin).

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Les dernières nouvelles du théâtre, par F. Pilon

Les résultats de la campagne de fouille 2013 du théâtre (27/07-25/08) confirment, en premier lieu, l’existence d’un premier état de théâtre (F38), construit au début du IIe siècle et qui fonctionne jusque dans son dernier quart. Sa structuration se précise notablement. Ainsi, sept murs rayonnants sont désormais connus qui permettent d’envisager au moins deux allées, au nord-est et en position centrale. Ces murs viennent se greffer aux fondations du mur curviligne de F117, ce qui implique que les deux états de murs périmétraux se superposent. L’importance de la cavea de F38 et l’absence de chaînage des murs nord et sud de la scène F22 implique que cet espace était localisé plus à l’est pour F38, en l’occurrence à l’emplacement du bâtiment arrière supposé de F117. Le plan partiel obtenu s’avère très proche de ceux des théâtres de Sognolles-en-Montois, voire d’Augers-en-Brie et de Meilleray, tous trois proches géographiquement et connus par photographie aérienne.
Le second état (F117), actuellement en élévation, a été construit dans le dernier quart du IIe siècle, après dérasement du premier. Il se caractérise : par une cavea comportant six secteurs et cinq allées, dont au moins une était couverte par une voûte ; par un alignement de blocs calcaires le long du mur d’orchestra, face à quatre des six secteurs que compte la cavea ; par un vaste plateau scénique ; par un possible bâtiment arrière dans l’axe de la scène qui impliquerait alors l’existence d’une frons scaenae ; par l’aménagement empierré des abords nord et est du monument. Ce second théâtre sera sans doute utilisé comme lieu de spectacle jusque dans la première moitié du IVe siècle. En 2013, l’allée centrale F40 a été en grande partie fouillée, sauf à l’aplomb d’un pan de voûte effondré dont la préservation a été décidée. La hauteur sous voûte a pu être estimée à 3,0 m. L’hypothèse retenue désormais est l’empierrement de son sol (au moins pour la partie orientale) au moyen de grandes dalles calcaires comparables à celle encore en place à son débouché dans l’orchestra. La fouille de l’allée F35 s’est achevée par le dégagement des maçonneries antérieures et celle de l’allée F41 a débuté. Le tronçon du mur périmétral curviligne bordant le secteur F43 a quant à lui été intégralement dégagé, ainsi que les contreforts attenants. Enfin, la fouille du quart sud-ouest de l’orchestra a montré que des plaques de mortier couvraient encore partiellement un radier intégrant les murs dérasés du premier théâtre. Ce résultat, combiné aux précédentes découvertes d’empierrements et de plaques de mortier, plaide pour un aménagement dallé de l’orchestra.
Les relevés en élévation des maçonneries ont été intégralement réalisés pour les allées F27 et F35, le tiers oriental de l’allée F40, le tronçon nord-est du mur périmétral curviligne et les murs d’orchestra.
Après l’arrêt de son utilisation en tant que lieu de spectacle, le site est réoccupé à des fins civiles vers la fin du IVe siècle et pendant la première moitié du Ve siècle au moins. Cette phase se caractérise non pas par la mise en place d’habitats, mais par celle d’un artisanat, celui du chaufournage, avec l’implantation d’un four (F32) dans la cage d’un ancien escalier d’accès aux gradins. Un deuxième four à chaux (F116), creusé dans les limons du secteur F56, a commencé à être fouillé en 2013. La présence de cette structure médiévale (datation au 14C : ca XVe siècle) montre que les pierres du monument et des autres vestiges alentours (ensemble cultuel central par exemple) ont continué à être exploitées pour produire de la chaux mais également pour extraire des pierres pour d’autres ouvrages. Le théâtre a ainsi servi de carrière jusque dans les décennies 1850 et 1860, ces dernières récupérations d’ampleur étant à l’origine de l’identification du monument et de son premier plan d’ensemble.

Site Archéologique Gallo-Romain / Initiation à l'archéologie