Dé à jouer et jeton

Documentaire réalisé par les enfants des accueils de loisirs de Fontenailles

Ce que l’on sait des jeux de dés sous l’antiquité :
Jeux et jouets gallo-romains Musée de Raunarum

«  L’existence de jeu de hasard dans l’antiquité est attestée par de fréquentes découvertes de dés sur les sites archéologiques et par le témoignage des textes. Bien qu’interdits par Auguste au tout début de l’époque impériale, les jeux de dés étaient une pratique particulièrement répandue dans toutes les classes sociales.

  Les règles de ces jeux ne nous sont pas parvenues, mais on peut imaginer qu’elles devaient être très proches  de celles connues de nos jours , consistant généralement à réaliser une certaine combinaison de chiffres pour l’emporter ».

«  Une des règles dejeu se rapproche de l’actuel « 421 ». Le joueur devait réaliser le « coup de Vénus »,c’est à dire obtenir la meilleure combianison possible en un seul lancer . Le gagnant était nommé « fils de la déesse Fortuna » ».

« Jeu de hasard rime  avec tricherie. Dès l’origine des jeux de hasard, bien des manières de s’attribuer une victoire  par des moyens détournés ont existé. Pour limiter les risques de falsification des résultats, des gobelets étaient utilisés. Ceux-ci étaient réalisés de façon à ce que les dés soient obligés de rouler. On évitait ainsi qu’un joueur pose le résultat espéré ».

Les jetons étaient utilisés dans les jeux de réflexion. Les règles de certains de ces jeux sont parvenues jusqu’à nous comme :

  • Le jeu de la marelle :

Sur un support quelconque était tracée une piste de jeu.
Ce jeu oppose deux personnes. Le but est de poser des pions jetons cailloux ou galets sur l’aire de jeu et de les déplacer afin d’en aligner  trois sur une ligne ou une diagonale.

Pour d’autres jeux nous ne connaissons que des bribes partielles de ces règles comme :

  • Le jeu des latroncules :

Proche du jeu de « dames », il oppose deux joueurs possédant 30 pions chacun.
Chacun à son tour les joueurs avancent leurs pions dans le but de manger ceux de l’adversaire. Le mode de déplacement des pions n’est pas connu.
Son nom vient du terme latin  Latrones qui signifierait « mercenaire » sous la république romaine. Le caractère militaire des latroncules est clair : outre ces latrones, d’autres pions étaient désignés par le mot calculi, d’autres par milites (soldats).

  • Le jeudes douze lignes (ludus duodecim scriptorum)

Ce jeu de hasard et de stratégie est proche du « backgammon » ou des « petits chevaux ». Deux joueurs possèdent chacun 3 dés et 15 pions.
Le but du jeu après avoir introduit ses pions sur la partie centrale est de faire parcourir aux pions un itinéraire défini, que l’on ne connait pas, afin de les faire sortir du jeu tout en empêchant l’adversaire d’en faire de même. Un pion rejoint par l’un de ceux de l’adversaire, devait repartir du début.

Le saviez-vous ?
(Extrait de l’Enfant en gaule romaine- G. Coulon)

« Les romains avaient la passion des dés et parmi les joueurs les plus acharnés, figurèrent les empereurs. Auguste fut l’un des plus passionnés à tel  point que pendant la guerre de Sicile, on composa à son propre Epigramme : « Après avoir perdu ses navires dans deux défaites sur mer, pour vaincre enfin, il joue continuellement aux dés. » (Vie des douze Césars, Auguste, LXX).

N’en doutons pas, si les enfants ne misaient pas d’argent comme les adultes, leur engouement pour les dés était tout aussi vif ! »

Site Archéologique Gallo-Romain / Initiation à l'archéologie

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